04 - L'écriture web, c'est quoi?

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Bien écrire sur le web, ce n’est pas simplement l’addition des techniques en usage sur les réseaux. Autrement dit, l’usage d’une technique, quelle qu’elle soit, doit être justifiée par la plus-value informative apportée au lecteur. Sans plus-value, la technique n’est rien. 

DÉFINITION DE L’ARTICLE WEB

L’article web est plus court que les autres. Qu’il soit écrit, audio ou vidéo, il s’inscrit majoritairement dans des formats restreints, parce que l’attention du lecteur sur un écran  est plus aléatoire : pas plus de 6000 signes, d’une minute de son ou de trois minutes en vidéo. Au-delà, l’exercice nécessite une grande mise en scène de l’information. Et si vous dépassez ces formats, vous ne serez pas intégralement lu par les internautes.

L’article web est donc plus court et avec de très nombreuses entrées, de façon à capter et maintenir l’attention du public. Il se définit aussi par l’usage du « rich médias » , c’est-à-dire l’ensemble des techniques offrant de la diversité à l’article (mélange des médias) et de la profondeur au texte (liens interne et externe), en s’adaptant au mieux aux contraintes de la navigation en ligne.

POURQUOI METTRE DE LA PHOTO, DU SON OU DE LA VIDÉO ?

Le journalisme en ligne suppose de se poser en permanence la question : quel média est-il le plus adapté pour rendre compte d’une situation ? Dans l’ensemble :

  • l’écrit reste prépondérant et le plus simple des médias.
  • le son est souvent le média du reportage, du portrait ou de l’entretien.
  • l’image (photos ou vidéos) permet de mieux rendre les sujets « collectifs », type manifestation, événements, séquences d’action où interviennent plusieurs personnages.

Une fois la réponse obtenue, il faut évaluer rapidement si vous êtes en mesure, techniquement, de répondre à l’enjeu. C’est pourquoi toute rédaction web doit pouvoir enregistrer du son, de l’image et de la vidéo pour ensuite traiter cette matière et la mettre en ligne. La simplification des appareils et la baisse de leur coût rend aujourd’hui accessible ces techniques, quitte à avoir recours à un matériel grand public (smartphone, camescope, dictaphone).

LES JOURNALISTES MULTIMÉDIAS DOIVENT-ILS SAVOIR TOUT FAIRE ?

Parfois décrits comme les « Shiva de l’information » (du nom de la divinité indienne à trois yeux et quatre bras) capables de tout faire, les journalistes multimédias doivent être en mesure de maîtriser chacune de ces techniques, sans pour autant les utiliser toutes en même temps. Dans la pratique, c’est d’ailleurs impossible : oubliez ceux qui prétendent être capables de tout faire en même temps. Cela n’existe pas. En revanche, il est primordial de faire un choix technique avant de partir sur le terrain, quitte à changer en cours de route, si jamais les circonstances l’exigent.

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